LES MEILLEURES MARQUES DE VESTE DE TRAVAIL POUR HOMME
La veste de travail, c’est la pièce que je conseille à tous ceux qui veulent un vêtement simple, solide et qui vieillit bien. Trois poches plaquées, cinq boutons, un col chevalière : le modèle n’a presque pas bougé depuis un siècle, et c’est justement ce qui fait son charme. Encore faut-il savoir où l’acheter, parce qu’entre la moleskine française tissée serrée et la copie en coton fin qui s’avachit au premier lavage, il y a un monde.
J’ai réuni ici les marques que je recommande, des maisons françaises historiques aux Japonais qui refont le chore coat américain mieux que les Américains. Pour l’histoire de la veste, sa coupe et ses tissus, tout est dans mon guide de la veste de travail.
Arnaud
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MAIS Qui est derrière cette sélection ?
Verygoodlord est un média indépendant dédié à la mode et au style masculin depuis 2012. Cette sélection est établie et mise à jour par moi, Arnaud Chanteloup, fondateur de Verygoodlord, passionné de beaux vêtements, de montres et de belles adresses. Chaque marque citée est choisie pour la qualité de ses matières, le sérieux de sa fabrication et la pertinence de son style. Certaines marques sont des partenaires, mais ça ne change rien à mon avis.
Ma méthode : je teste et je porte les pièces quand c’est possible, je visite les boutiques et les ateliers, j’échange avec les fondateurs et les artisans, et j’actualise régulièrement cette page pour qu’elle reste pertinente. Une adresse mérite d’y figurer ? Écrivez-moi.
Si vous cherchez les meilleurs vêtements pour homme, vous êtes au bon endroit. Bon shopping, Arnaud Chanteloup, fondateur de Verygoodlord.
Quand vous achetez via certains liens de cette page, je touche une petite commission. Ça ne vous coûte rien de plus, ça fait vivre un média indépendant, et ça ne change rien à mes choix : une marque qui ne me convainc pas n’entre pas dans la liste, commission ou pas.

Quatre vestes de travail pour bien commencer
Avant la liste complète, voici quatre vestes que je regarderais en priorité, de 115 à 319 euros. Une coltin française d’entrée de gamme, la moleskine de référence, la version anglaise et la version japonaise. Prix vérifiés sur les sites des marchands en octobre 2026.

LE LABOUREUR
Veste de travail en coton bleu
La coltin française dans ce qu’elle a de plus simple, par une maison installée en Bourgogne depuis les années 50. Un twill de coton épais, des poches plaquées, une coupe droite. Le meilleur point d’entrée.
Twill de coton 360 g/m², fabriquée en France
115 €

VÉTRA
Veste de travail 5C en moleskine
La référence. Une moleskine de coton bio au toucher de peau de pêche, cousue au Lude, dans la Sarthe, et déclinée dans une dizaine de couleurs. Le bleu hydrone, c’est le bleu de travail tel qu’il devrait toujours être.
Moleskine 100 % coton bio, fabriquée en France
245 €

UNIVERSAL WORKS
Veste Bakers Nebraska Check
La veste de travail à l’anglaise, inspirée des vestes de boulanger. Plus souple qu’une coltin, avec un petit carreau marine qui change du bleu uni. En solde au moment où j’écris, c’est le moment d’en profiter.
100 % coton, fabriquée en Inde
119,40 € au lieu de 199 €

JAPAN BLUE
Veste Sashiko Coverall indigo
La veste de travail vue de Kojima, la capitale japonaise du denim. Un coton sashiko teint à l’indigo, qui va délaver à votre façon au fil des mois. Quatre poches, des boutons siglés. Prenez une taille au-dessus.
Sashiko 100 % coton 11 oz, fabriquée au Japon
319 €
Les marques françaises de veste de travail
Celles qui ont fait l’histoire du bleu de travail, et qui le fabriquent souvent encore en France. C’est par là que je commencerais.
- Vétra | Fondée à Paris en 1920 puis installée au Lude, dans la Sarthe. La moleskine de référence, toujours fabriquée en France, et une marque très suivie au Japon. Chez Monsieur Cam
- Le Laboureur | Maison bourguignonne des années 50, une référence de la coltin fabriquée en France, avec un très bon rapport qualité-prix. Chez Suuupply
- Le Mont Saint Michel | Spécialiste du vêtement de travail depuis 1913, relancée en 1998. Mon bleu marine préféré, une moleskine tissée en France. Chez Aura Store ou chez Le Mont Saint Michel
- Lafont | Le vêtement de travail depuis 1844, l’inventeur du pantalon largeot. Aujourd’hui surtout tourné vers le vêtement professionnel. Chez Vetementpro
- Fleurs de Bagne | Une marque française qui s’inspire des vêtements de bagnards et d’ouvriers d’autrefois. Son bourgeron en chevrons indigo est superbe. Chez Monsieur Cam
Les marques contemporaines
Elles prennent plus de libertés avec les codes de la coltin : coupes revues, tissus inattendus, couleurs. Plus mode, parfois moins chères que les maisons historiques.
- Arpenteur | Maison lyonnaise fondée en 2011 par deux cousins, qui puise dans le vestiaire de travail français. Une bonne partie fabriquée en France. Chez Merci
- Octobre Éditions | Des vestes de travail aux couleurs bien choisies, dans un esprit parisien assumé. Chez Octobre Éditions
- Champ de Manoeuvres | Le bleu de Prusse historique remis au goût du jour, avec une fabrication européenne soignée. Chez Champ de Manoeuvres
- Hast | Des vestes de travail robustes avec une touche chic, à prix raisonnable. Chez Hast
- Figaret | Le chemisier parisien propose aussi quelques jolies vestes de travail. Chez Figaret
- Bleu de Chine | Des coupes très agréables, des couleurs bien vues et même du camouflage, sans avoir l’air déguisé. Chez Bleu de Chine
- Danton | Marque de vêtements de travail née à Paris dans les années 30, aujourd’hui développée au Japon. Reconnaissable à son logo en losange. Chez Merci
- Universal Works | La marque de Nottingham fondée en 2009 par David Keyte. Sa veste Bakers est devenue un classique. Chez Monsieur Cam ou chez L’Exception
- Service Works | Une marque londonienne qui habille les cuisiniers et serveurs, et dont la Classic Chore est une très bonne veste de travail à petit prix. Chez Monsieur Cam
- Portuguese Flannel | Les spécialistes portugais de la chemise font aussi une veste de travail en denim brut, la Labura. Chez Monsieur Cam
- Bellerose | La marque belge qui réinvente le vestiaire masculin depuis 1989. Chez Merci
Les marques américaines et japonaises
Les Américains ont leur chore coat, cousin direct de notre coltin. Les Japonais, eux, ont passé des décennies à étudier ces vêtements pour les refaire avec une précision maniaque. Le résultat est souvent spectaculaire.
- Carhartt WIP | La ligne européenne de la maison de Detroit fondée en 1889. Le chore coat en toile duck, avec son col en velours, est un classique. Chez L’Exception ou chez Merci
- Dickies | Née au Texas en 1922. Des vestes de travail sans chichi, l’option la plus accessible. Chez Suuupply
- Stan Ray | La marque texane des painter pants fait aussi des vestes de travail robustes et pas chères. Chez Merci
- Engineered Garments | La marque new-yorkaise de Daiki Suzuki, fondée en 1999. Le workwear américain revisité avec beaucoup d’esprit. Haut de gamme.
- Orslow | Atelier fondé en 2005 dans la préfecture de Hyogo, qui reproduit le vêtement de travail américain vintage sur des machines anciennes. Chez L’Exception ou chez Merci
- Japan Blue | La marque de denim de Kojima. Ses coveralls en sashiko indigo sont magnifiques. Chez Monsieur Cam
- Studio D’Artisan | L’une des pionnières du denim japonais, fondée à Osaka en 1979. Pour les amateurs de toile brute épaisse. Chez Monsieur Cam
Comment bien choisir sa veste de travail ?
Le tissu
La vraie veste de travail française se fait en moleskine, un coton très épais et tissé serré, autour de 300 à 500 grammes par mètre carré. C’est raide au début, puis ça s’assouplit au fil des lavages et des années. Le velours côtelé et le twill de coton sont de bonnes alternatives, plus souples dès le premier jour.
La coupe
Trois poches plaquées (deux en bas, une poitrine), cinq boutons et un col chevalière : c’est la forme historique. Elle doit rester courte et un peu ample pour se porter sur une chemise ou un pull. Si elle est trop ajustée, elle perd tout son charme.
Le prix
Comptez une centaine d’euros pour une bonne veste en coton fabriquée en France, autour de 250 euros pour une belle moleskine, et au-delà de 300 euros pour les pièces japonaises. En friperie, on trouve encore des vestes anciennes pour presque rien : la mienne m’a coûté 4 euros chez Emmaüs.
Pour aller plus loin sur son histoire, ses couleurs et les bonnes adresses vintage, lisez mon guide complet de la veste de travail.
