Identifier sa morphologie est une chose (nous en avons parlé ici). Savoir quoi en faire en est une autre. C’est précisément l’objet de ce guide : non pas répéter ce que vous avez peut-être déjà lu ailleurs, mais poser les bases d’une lecture vestimentaire réellement utile. Celle qui vous permettra de faire des choix cohérents, durables, et adaptés à votre silhouette réelle plutôt qu’à une silhouette idéalisée.
Ce guide est volontairement complet. Il couvre les principes fondamentaux valables pour toutes les morphologies, entre dans le détail de chacune, intègre les erreurs classiques à éviter et donne des exemples de tenues concrètes. Gardez-le comme référence — c’est son rôle dans cette section.
Pourquoi me faire confiance ?
Verygoodlord existe depuis 2012. Depuis le début, j’observe, je teste et j’analyse. Les vêtements, les coupes, les matières, et la façon dont tout ça interagit avec des corps réels. Les conseils de cette section morphologie ne sortent pas d’un manuel : ils viennent de plus de douze ans à regarder comment les hommes s’habillent, ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et pourquoi.
Arnaud Chanteloup
Fondateur de Verygoodlord

Le principe de base : travailler avec sa silhouette, pas contre elle
La plupart des erreurs vestimentaires liées à la morphologie viennent d’un même réflexe : chercher à corriger plutôt qu’à mettre en valeur. On veut cacher le ventre, masquer les épaules étroites, allonger les jambes, paraître plus mince. Cette logique défensive produit invariablement des tenues qui ne font ni l’un ni l’autre — des vêtements qui ne cachent rien mais ne valorisent rien non plus.
L’approche inverse est plus efficace et plus satisfaisante : partir de ce que votre corps fait bien, et construire autour de ça. Un homme corpulent avec de belles épaules larges n’a pas à « cacher » — il a à structurer. Un homme petit et mince n’a pas à « compenser » — il a à proportionner. La nuance est réelle et change tout à la façon dont on aborde ses choix vestimentaires.




Les quatre leviers universels
Quelle que soit votre morphologie, quatre leviers permettent de travailler visuellement votre silhouette. Ils s’appliquent différemment selon les cas, mais ils sont toujours pertinents.
COUPE
PROPORTIONS
LIGNES
COULEURS
La coupe
C’est le levier le plus puissant et le plus sous-estimé. Un vêtement bien coupé pour votre morphologie fait plus que n’importe quelle couleur ou tendance. On se fiche de tout tant que la coupe est parfaite ! La coupe détermine comment le tissu suit ou quitte votre corps, où il crée du volume, où il en retire. Une coupe trop large noie, une coupe trop ajustée comprime. C’est pour cela qu’un bon tailleur est très important ! Entre les deux, il y a un espace précis qui varie selon chaque morphologie et que seule l’expérience — essayages, observations, ajustements — permet de trouver.
Un principe concret : les épaules d’une veste ou d’un manteau doivent toujours tomber à l’exacte limite de votre épaule osseuse. Ni en dedans — la veste tire et comprime. Ni en dehors — elle flotte et noie. Cette seule règle, appliquée systématiquement, transforme l’allure d’une veste de façon radicale.

Les proportions
Une tenue se lit comme un ensemble de rapports visuels : haut/bas, large/étroit, long/court. Ces rapports créent une harmonie ou une dissonance. Un haut avec du volume sur un bas slim est souvent catastrophique sur toutes les morphologies. C’est bien pour cela que je déconseille vivement de porter du « slim », dans n’importe quel vêtement. Comprendre les proportions, c’est comprendre que chaque pièce n’existe pas seule — elle existe en relation avec les autres et avec le corps qui les porte.
La règle des tiers s’applique souvent en habillement : une tenue divisée visuellement en tiers crée plus de dynamisme qu’une tenue coupée en deux moitiés égales. Un pantalon taille haute avec un haut court et une pièce intermédiaire — veste ouverte, surchemise — illustre ce principe. À l’inverse, une chemise rentrée avec une ceinture visible au milieu d’une silhouette ronde coupe précisément là où il ne faut pas.

Les lignes
Verticales, horizontales, diagonales — les lignes créées par vos vêtements orientent le regard. Une ligne verticale allonge et affine. Une ligne horizontale élargit et raccourcit. Une diagonale dynamise. Ce principe s’applique aux rayures évidemment, mais aussi aux fermetures, aux coutures, aux revers de veste, aux plis de pantalon, aux superpositions. Chaque détail crée une ligne. Chaque ligne fait quelque chose à votre silhouette.
Exemple concret : un blazer à boutonnage simple crée une ligne verticale centrale forte. Un blazer croisé crée deux lignes diagonales qui élargissent le torse — excellent sur une morphologie en A ou rectangulaire, à manier avec précaution sur une morphologie déjà très développée en haut, comme celle en V.

La couleur et la valeur
Le contraste entre le haut et le bas d’une tenue attire l’œil vers la zone de rupture. Un contraste fort haut/bas coupe visuellement la silhouette — ce qui peut raccourcir ou déséquilibrer selon les morphologies. Un camaïeu de valeurs proches allonge et unifie. Les teintes sombres reculent visuellement, les claires avancent.
Application pratique : un homme de petite taille gagnera à construire des tenues en camaïeu — marine sur navy, gris clair sur gris moyen — plutôt qu’à couper sa silhouette avec un haut blanc et un bas noir. À l’inverse, un homme très grand peut se permettre — et même gagner à — des contrastes forts qui créent des points de rupture visuelle et rendent la silhouette moins monotone.
A lire : comment bien choisir les couleurs de ses vêtements ?

- Comment bien s’habiller quand on est un homme grand et mince ?
- Comment bien s’habiller quand on est un homme petit et mince ?
- Comment bien s’habiller quand on est un homme corpulent ou fort ?
Morphologie en V (en trapèze) : structuré sans excès
Vous avez poussé de la fonte à la salle ? C’est OK ! Épaules larges, taille et hanches plus étroites — la morphologie en V est souvent présentée comme l’idéal masculin occidental. C’est aussi celle qui génère le moins de conseils pratiques, précisément parce qu’on suppose qu’elle ne pose pas de problème. Elle en pose quand même, et souvent par excès plutôt que par défaut.
Ce qui fonctionne
La morphologie en V supporte bien les coupes structurées sans en avoir besoin — les épaules naturelles font le travail que le rembourrage fait sur d’autres morphologies. Les vestes à épaules légèrement marquées, les manteaux droit, les costumes à coupe « italienne » (ndlr : destructurée) tombent parfaitement. Les coupes ajustées sur le torse — sans être compressantes — mettent en valeur la largeur des épaules par rapport à la taille. Le pantalon à coupe droite ou légèrement évasée équilibre visuellement le bas avec le haut développé.
Exemples de tenues
Pour le quotidien : un chino à coupe droite en beige ou kaki, une chemise Oxford légèrement ajustée rentrée, des derbies en cuir. La coupe droite du pantalon équilibre le haut sans le souligner excessivement. Pour une occasion habillée : un costume à coupe italienne — veste légèrement cintrée, pantalon droit — dans un bleu marine ou un gris anthracite. Évitez le costume très ajusté sur l’ensemble si le développement musculaire est important — il comprime sans élégance. En casual : un jean droit ou tapered, un sweat à col rond en coton épais, une veste de travail non structurée. Le sweat en coton épais donne du volume sans structurer excessivement.

Erreurs classiques
Le slim en bas avec un haut très développé : le déséquilibre visuel entre un torse large et des jambes comprimées dans un slim crée une impression de toupie inversée. Deux petites cannes plantées sur un buste surdimensionné peuvent virer au ridicule assez rapidement. Les vestes très rembourrées aux épaules sur une morphologie déjà large : on accentue ce que la nature a déjà fait, jusqu’à l’excès. Les imprimés larges concentrés sur le haut : ils ajoutent du volume là où il n’en manque pas. Les cols roulés épais sur un cou court et des épaules larges : ils écrasent visuellement le haut du corps. Les vêtements ultra slim qui moulent le corps. Bref, n’essayez pas de vous mettre en valeur, vous êtes déjà au top ! 😉
Les mauvais exemples ci-dessous ne sont pas à reproduire !



Matières adaptées
Les matières fluides — lin, coton léger — tempèrent une silhouette très structurée en lui donnant de la légèreté. Les lainages fins et les jerseys de qualité tombent bien sans ajouter de volume. Évitez les matières très épaisses et très structurées sur le haut — un manteau en drap épais avec des épaules naturellement larges peut rapidement impressionner là où il devrait simplement vous rendre élégant. En bref, n’en faites pas trop, vous êtes déjà impressionnant !
Morphologie rectangulaire en H : créer du relief
La morphologie rectangulaire est la plus répandue et paradoxalement la moins bien servie par les conseils habituels. On lui dit souvent de « créer l’illusion d’une taille » — formule aussi vraie qu’inapplicable sans précisions concrètes.
Ce qui fonctionne
Tout ce qui introduit de la différenciation visuelle entre le haut et le bas fonctionne. Les vestes légèrement structurées aux épaules marquent le début de la silhouette et lui donnent du relief. Les superpositions — pull sous veste ouverte, chemise sous blouson — créent de la profondeur là où la silhouette est naturellement plane. Les ceintures visibles, à condition de ne pas couper une silhouette déjà courte, créent un point d’ancrage visuel qui simule une taille. Les coupes légèrement cintrées sur la veste — pas slim, juste ajustées — suggèrent une taille sans la dessiner artificiellement.

Exemples de tenues
Pour le quotidien : un jean tapered en indigo, une chemise à carreaux rentrée à l’avant seulement, une veste de travail légèrement structurée. Le fait de rentrer partiellement la chemise crée une ligne visuelle à hauteur de taille sans forcer le trait.
Pour une occasion habillée : un costume à fines rayures verticales — elles créent des lignes longitudinales qui donnent du dynamisme à la silhouette — avec une chemise contrastée et une pochette.
En casual : un chino à taille marquée, un pull en maille épaisse avec une surchemise ouverte par-dessus. La surchemise ouverte crée deux lignes verticales encadrant le pull — c’est suffisant pour donner de la structure.

Erreurs classiques
Les tenues uniformément larges de haut en bas qui suppriment toute dynamique visuelle : un sweat oversize sur un jogging large, sans aucune structure, efface complètement la silhouette. Les tenues monochromes sans jeu de volume : le camaïeu fonctionne pour allonger, pas pour donner du relief — une morphologie rectangulaire a besoin des deux. Les pièces entièrement sans structure portées ensemble : une chemise non rentrée, non structurée, sur un pantalon à taille basse et sans forme — aucun point d’ancrage visuel, aucune ligne directrice.
Matières adaptées
Les matières qui ont du corps et de la tenue — flanelle, lainage, coton épais, denim — donnent naturellement de la présence à une silhouette qui en manque. Les matières très fluides, portées seules sans structure, accentuent la planéité de la silhouette rectangulaire.
Les textures — tweed, maille côtelée, velours côtelé — créent du relief visuel là où la silhouette n’en produit pas naturellement.


Morphologie ronde en o : la coupe avant tout
C’est la morphologie qui cristallise le plus d’erreurs — et le plus de mauvais conseils. On conseille souvent le noir, le large, les rayures verticales, comme si ces recettes suffisaient. Elles ne suffisent pas, et certaines d’entre elles sont franchement contre-productives.
Ce qui fonctionne
Le principe fondamental est simple : le vêtement doit effleurer le corps sans le comprimer ni le noyer. Trop ajusté, il souligne chaque volume. Trop large, il les amplifie en ajoutant du tissu au tissu. L’espace idéal est celui où le vêtement suit les grandes lignes de la silhouette sans s’y accrocher — ce que les tailleurs appellent une coupe « aisée » plutôt que « large ».
Les lignes verticales — coutures centrales, boutonnages, superpositions encadrantes — orientent le regard vers le haut et le bas plutôt que vers le centre. Les encolures en V allongent visuellement le torse et dégagent le visage (attention je ne parle pas des pulls à col en V). Les vêtements à structure légère aux épaules — pas rembourrés, juste construits — donnent un point de départ visuel haut et clair à la silhouette.

Exemples de tenues
Pour le quotidien : un pantalon à coupe droite en gris foncé ou marine, une chemise à col ouvert légèrement ajustée non rentrée mais pas trop longue — s’arrêtant au bas des hanches — dans une teinte proche du pantalon pour ne pas créer de rupture au niveau du ventre.
Pour une occasion habillée : un costume à veste légèrement cintrée mais pas surtout pas slim, dans un bleu nuit ou un gris anthracite (jamais noir), avec une chemise dans une valeur proche. Évitez absolument la veste trop longue qui alourdit et la cravate trop courte qui attire l’œil sur le ventre.
En casual : un jean droit en indigo foncé, un pull en V en maille fine de qualité, des boots à lacets à semelle légèrement épaisse qui donnent de la hauteur sans artifice visible.

Erreurs classiques
Le vêtement trop large : c’est l’erreur la plus fréquente, née du réflexe de « cacher ». Un tee-shirt XXL sur un homme de taille L ne cache rien — il ajoute du volume au volume. Les chemises trop serrées : les boutons qui prient pour leur vie, le tissu en train de se déchirer et les coutures dilatées comme des pupilles sous MD. Ce n’est pas possible !
Les ceintures très contrastées à hauteur de ventre : elles créent un point d’attraction visuelle précisément là où on ne veut pas attirer le regard. Les poches plaquées sur le torse ou le ventre : elles ajoutent du volume et de la complexité visuelle aux zones les plus chargées. Les chemises à carreaux larges et très contrastés : les motifs horizontaux et volumineux élargissent là où il ne faut pas.
La veste trop longue qui descend sous les fesses : elle écrase la silhouette verticalement et la noie horizontalement.

Matières adaptées
Les matières qui tombent bien sans coller ni bouffer — gabardine, sergé de coton, lainage fin — sont les alliées de la morphologie ronde. Évitez le jersey trop fin qui épouse chaque volume, le lin froissé qui ajoute du relief non maîtrisé, et le coton trop rigide qui se déforme et tire aux mauvais endroits. Les matières à texture légère — flanelle fine, twill — donnent du caractère sans ajouter de volume.
Morphologie en A : rééquilibrer par le haut
Hanches plus larges que les épaules — l’enjeu est de remonter visuellement le centre de gravité de la silhouette. Moins fréquente chez l’homme mais bien présente, souvent associée à des cuisses et fessiers développés avec un haut plus étroit.
Ce qui fonctionne
Tout ce qui donne de la présence au haut du corps sans alourdir le bas fonctionne : épaules légèrement structurées, cols ouverts ou en V qui élargissent le buste, poches poitrine, superpositions concentrées sur le haut. Les vestes croisées élargissent visuellement le torse par leurs lignes diagonales. Les rayures horizontales — utilisées avec parcimonie — peuvent être efficaces sur le haut uniquement. Pour le bas : les coupes droites et les matières qui tombent bien sont préférables aux slims qui épousent les cuisses et les hanches.
Exemples de tenues
Pour le quotidien : un pantalon à coupe droite en couleur neutre, une chemise légèrement structurée avec une poche poitrine, portée ouverte sur un tee-shirt uni — la superposition haut/bas concentre l’intérêt visuel sur la partie supérieure. Pour une occasion habillée : un costume à veste croisée ou à épaules légèrement marquées, pantalon droit. La veste croisée est ici un vrai atout — ses revers larges et ses lignes diagonales élargissent le buste. En casual : un blouson bomber ou une veste de travail portés ouverts sur un pull, avec un jean droit non slim. Le blouson bomber est structurellement conçu pour élargir les épaules — il est naturellement adapté à cette morphologie.
Erreurs classiques
Les poches plaquées latérales sur le bas : elles ajoutent du volume précisément où il n’en faut pas. Les pantalons à pinces larges sur des hanches déjà développées : les pinces ajoutent du volume à l’avant du pantalon. Les slims et skinny : ils collent aux cuisses et aux hanches et soulignent le déséquilibre. Les tenues avec tout l’intérêt visuel concentré en bas — imprimés, contrastes, détails — qui attirent le regard vers la zone à équilibrer.
Matières adaptées
Pour le haut : les matières qui structurent légèrement — drap, flanelle, coton épais — donnent de la présence aux épaules. Pour le bas : les matières qui tombent droit sans coller ni bouffer — gabardine, sergé, denim à grammage moyen — sont idéales. Évitez les matières élastiques ou très fluides en bas qui épousent et révèlent les volumes.
Morphologie longiligne : habiter ses vêtements
Mince, élancé, parfois grand — l’enjeu n’est pas de cacher mais de donner de la présence à une silhouette qui peut manquer d’épaisseur visuelle. C’est une morphologie souvent enviée mais qui pose ses propres problèmes concrets : les vêtements flottent, les coupes ajustées soulignent la minceur, et les superpositions peuvent rapidement donner une impression de fagotage si elles ne sont pas maîtrisées.

Ce qui fonctionne
Les superpositions intelligentes créent de la profondeur sans ajouter de volume excessif : pull sous veste ouverte, chemise ouverte sur tee-shirt, blouson sur col roulé. Les matières structurées et épaisses — lainage, flanelle, tweed, denim épais — donnent du corps là où les matières fines accentuent la minceur perçue.
A lire : qu’est-ce que le layering ?
Les coupes légèrement plus amples que le strict ajusté donnent l’impression que le corps remplit le vêtement. Les contrastes haut/bas marqués — que d’autres morphologies doivent manier avec précaution — fonctionnent bien ici en créant des points de rupture visuelle qui rendent la silhouette plus dynamique.

Exemples de tenues
Pour le quotidien : un jean droit en denim épais indigo, un pull en maille épaisse col rond, une veste de chasse ou une veste de travail non structurée par-dessus. La superposition pull/veste et le denim épais créent immédiatement de la présence sans artifice.
Pour une occasion habillée : un costume à coupe légèrement plus ample — pas oversize, juste non slim — dans un tissu à texture visible, flanelle ou prince-de-galles. La texture du tissu et la coupe légèrement dégagée donnent du volume et de la présence.
En casual : un pantalon large à taille haute avec un tee-shirt épais rentré et une ceinture visible. Le pantalon large est ici un vrai atout — il crée du volume en bas et équilibre une silhouette très élancée.
Erreurs classiques
Le slim porté de la tête aux pieds : sur une morphologie très mince, l’ensemble slim/ajusté accentue chaque angle et donne une impression d’os sous tissu. Les matières très fines portées seules — popeline légère, jersey fin, lin léger — qui tombent sans donner aucun volume. Les vêtements trop courts qui déséquilibrent les proportions d’une silhouette déjà très allongée — une veste qui remonte au-dessus des hanches sur de longues jambes crée un effet visuellement étrange. Les tenues sans aucune superposition ni texture qui réduisent la silhouette à ses lignes les plus minimales.
Matières adaptées
Flanelle, tweed, lainage épais, denim à fort grammage, velours côtelé, maille épaisse — toutes les matières qui ont du corps et de la présence sont des alliées. Les matières à texture marquée — côtes, armures complexes, bouclés — ajoutent visuellement du volume. Évitez les matières trop fluides et trop légères portées seules : elles soulignent l’absence de masse plutôt que de la compenser.

Ce que ce guide ne remplace pas
Un guide est un cadre de lecture, pas un oracle. Votre morphologie est unique — elle combine peut-être deux profils, évolue avec le temps, présente des particularités que les grandes catégories ne capturent pas entièrement. Ce que ce guide vous donne, c’est une grille d’analyse. À vous de l’appliquer à votre réalité spécifique, d’expérimenter, d’observer ce qui fonctionne sur vous et pourquoi.
Les règles de morphologie sont des outils de compréhension. Un homme qui comprend pourquoi une règle existe est toujours mieux équipé pour savoir quand la suivre et quand s’en affranchir intelligemment. C’est précisément ce que nous développons dans les articles de cette section : s’habiller selon sa morphologie.




