MODE HOMME

TOP MARQUES PARASOLS

Rolex Oyster Story

On va se dire les choses franchement. Le parasol, dans l’imaginaire collectif, c’est l’objet qu’on achète à contrecœur le premier jour de canicule, en grande surface, et qu’on retrouve plié en deux contre la haie au premier coup de vent. Un consommable. Un truc qu’on remplace tous les deux étés en râlant.

Sauf que non. Bien choisi, un parasol, ce n’est pas un accessoire. C’est de l’architecture. C’est la pièce qui structure une terrasse, qui dessine l’ombre comme on dessine une pièce, et qui, accessoirement, tient vingt ans au lieu de deux. Voici les cinq marques qui dominent vraiment ce terrain-là.


Glatz, la référence absolue

Suisse, depuis 1895. Quand une maison familiale traverse trois siècles dans le même métier, on a tendance à l’écouter. C’est Glatz qui invente le parasol déporté, le fameux mât latéral, en 1959. Avant eux, l’ombre était centrée, point. Eux ont déplacé le pied et tout changé. Précision d’horloger, toiles haute résistance UV, mécanismes pensés pour durer. Le prix suit, évidemment. Mais on parle ici du mètre étalon du secteur, celui auquel tous les autres se comparent.


Tuuci, le luxe né de la mer

Direction Miami, 1998. Dougan Clarke, l’homme derrière la marque, ne vient pas du mobilier. Il vient du yachting. Il construisait des bateaux. Et ça change tout, parce qu’il aborde le parasol comme on aborde un pont de yacht : aluminium marin anodisé, fixations inox, toiles techniques qui encaissent le sel, le vent et le cagnard sans broncher. Le résultat, c’est une qualité quasiment indestructible et une ligne qui en jette. Vous les avez sans doute déjà croisés sans le savoir, du côté des palaces et des resorts cinq étoiles. C’est leur terrain de jeu.


Umbrosa, la Belgique du design

Première escale belge, et pas la dernière. Umbrosa, c’est le design avant tout. La maison travaille main dans la main avec des designers européens et fabrique tout chez elle, en Belgique, en aluminium anodisé et toiles haute qualité. Le genre de pièce qu’on n’a presque pas envie de ranger l’hiver tellement elle est belle. L’Infina, leur modèle sculptural, ressemble davantage à une installation qu’à un parasol. Pour ceux qui considèrent leur jardin comme un prolongement du salon, c’est ici.


Jardinico, le contemporain sur mesure

Belge aussi, oui. Que voulez-vous, sur ce créneau, la Belgique est imbattable. Jardinico s’est fait une spécialité des grands déportés, ceux qui couvrent vingt mètres carrés d’un seul tenant, déclinés en toiles Sunbrella et personnalisables jusqu’au moindre détail. La marque conçoit tout en Belgique et collabore avec Manutti, autre poids lourd du mobilier outdoor. Contemporain, exclusif, dimensionné pour les grandes terrasses. Quand l’ombre devient un projet, c’est leur métier.


Royal Botania, le luxe outdoor à la belge

Et pour clore ce trio belge en beauté, Royal Botania. Là, on ne parle plus seulement de parasols, on parle d’une maison de luxe outdoor à part entière, dont le parasol n’est qu’un chapitre. Lignes pures, finitions qui flirtent avec la joaillerie, un sens du détail qui se voit au premier regard. Leurs collections, Shady, Palma, et les autres, partagent ce vocabulaire minimaliste et précis qui fait la signature de la marque. C’est l’élégance discrète, celle qui ne crie pas mais qui se remarque.


Tectona, le luxe français en teck

Celle-là, elle aurait presque pu figurer au tout début du top. Fondée en 1977, Tectona, c’est le savoir-faire français du mobilier outdoor haut de gamme, showroom rue du Bac à Paris, spécialité maison : le teck. Détail qui en dit long, la marque rentoile encore aujourd’hui des parasols vendus il y a parfois quarante ans, dans son atelier normand de Doudeville. Quarante ans. On vous laisse mesurer l’écart avec le modèle de supermarché. Le parasol Roma est leur classique. Du mobilier qui se patine au lieu de se jeter.


Belveo, l’anti-vent malin

Le problème numéro un du parasol, c’est le vent. Belveo, marque française, en a fait son obsession. Leur système de baleines flexibles en fibre de verre, breveté et inspiré de la nature, laisse la toile épouser les rafales au lieu de lutter contre. Résultat annoncé : une résistance à des bourrasques de 80 km/h sans avoir à refermer quoi que ce soit. Toiles UPF 50+, pièces interchangeables, vente en direct. Pas le plus luxueux du lot, mais probablement le plus malin pour les terrasses balayées par le mistral ou les embruns.


Hespéride, la valeur sûre accessible

Et pour ceux qui veulent du correct sans se ruiner, Hespéride reste le réflexe français le plus sûr. Marque grand public bien installée, mobilier de jardin élégant et accessible, et surtout des toiles en Sunbrella disponibles sur certains modèles, soit ce qui se fait de mieux côté résistance UV. On n’est pas dans le déporté d’exception, mais dans le bon rapport qualité-prix assumé. Pour un premier vrai parasol, c’est une porte d’entrée honnête.


Alors, on choisit quoi ?

Tout dépend de ce que vous cherchez. Glatz pour l’héritage et la garantie de l’indémodable. Tuuci pour le prestige et la résistance à toute épreuve, surtout en bord de mer. Umbrosa et Jardinico si le design prime et que la terrasse est grande. Royal Botania si vous voulez que le parasol dialogue avec le reste du mobilier dans un même langage de luxe. Tectona si vous tenez au teck et au made in France haut de gamme. Belveo si le vent est votre ennemi juré. Et Hespéride si le budget commande.

Le seul vrai conseil, finalement, c’est de cesser de raisonner en consommable. Un beau parasol, ça se transmet presque. À vous de choisir votre ombre.