Il y a des éditions de Watches and Wonders qu’on retient pour une montre. D’autres pour une révolution technique. Et puis il y a celles, plus rares, qu’on retient pour une posture. L’édition 2026 appartient à cette dernière catégorie. Pas de fracas, pas de course à la nouveauté, pas de surenchère créative. Une industrie qui, collectivement, reprend son souffle et redécouvre la vertu du recentrage. Après des années de gigantisme, d’inflation des prix et de surenchère stylistique, le salon genevois a livré cette année un message d’une rare unanimité : la maturité plutôt que le spectacle.
Dans ce nouvel épisode de L’Heure Sup, je reviens sur quatre jours de salon en compagnie de Marine Ulrich, journaliste spécialisée en horlogerie. À deux, on a écumé les stands, comparé nos coups de cœur, confronté nos désaccords, et tenté de tirer les fils d’une édition plus stratégique qu’il n’y paraît.
Ce qui frappe, en croisant nos regards, ce n’est pas l’absence de pièces fortes : il y en a, et de très belles. C’est la convergence des choix. Tailles qui descendent vers le 36-38 mm sans complexe, retour assumé au classicisme chez Cartier, TAG Heuer, Oris ou Roger Dubuis, manufacture qui se démocratise jusque dans les segments intermédiaires avec Czapek, Pequignet ou Frédéric Constant. Et au milieu de ce consensus, quelques maisons qui refusent la prudence : H. Moser et sa Reebok Pump, Parmigiani et son chronographe invisible, IWC qui révolutionne discrètement son quantième perpétuel.



Une édition stratégique plutôt que spectaculaire
L’épisode revient sur les grands rendez-vous de l’année : le cinquantenaire de la Nautilus chez Patek Philippe, les 100 ans de l’Oyster chez Rolex, le centenaire de Tudor et le pari Monarch, l’horloge automate présentée par Vacheron Constantin au Louvre. On évoque aussi les choix forts de TAG Heuer avec une Monaco qui retrouve enfin l’ADN de la référence 1133, le repositionnement d’Oris autour de l’Artelier, et la sobriété nouvelle d’un Roger Dubuis qu’on n’attendait pas sur ce terrain.
Avec Marine, on a aussi croisé nos coups de cœur respectifs : Zenith GFJ Georges Favre Jacot, Pequignet Royal Paris Chrono, Chopard LUC 1860 Arose Blue, Jaeger-LeCoultre Master Control bracelet intégré. Et ce qu’il faut de désaccords pour que la conversation reste vivante.
Ce qu’on retient de cette édition
Mais au fond, le vrai sujet est ailleurs. Il est dans cette idée simple, presque évidente, que l’horlogerie n’a pas besoin de se réinventer chaque année pour rester pertinente. Qu’elle peut, au contraire, gagner en profondeur en assumant ce qu’elle est. Et c’est sans doute cela, finalement, qui rend cette édition 2026 plus intéressante qu’elle n’en a l’air au premier coup d’œil.
📖 Pour aller plus loin, retrouvez le récap complet de Watches and Wonders 2026 sur Verygoodlord, ainsi que tous nos articles marque par marque.
👉 Et retrouvez Marine Ulrich sur Instagram @marine_ulrich.
Vous pouvez écouter les précédents épisodes en suivant les liens ci-dessous.
- Soundcloud : https://soundcloud.com/verygoodlord
- Spotify : https://open.spotify.com/show/1n3uWAQ9i6NeRwqAqufxLa
- Deezer : https://www.deezer.com/fr/show/339182
- iTunes : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/radio-vgl/id1450505056
- Amazon Music : https://music.amazon.fr/podcasts/a36e3540-73ca-4a89-a130-ee375101ed55/RADIO-VGL
- Youtube : https://www.youtube.com/playlist?list=PLi2tT5qK7pA45Dm_28O9UIXcEInLvbqV2
Vous avez aimé ce podcast ? N’oubliez pas de vous abonner, de mettre un commentaire et de le noter avec 5 étoiles ★★★★★ sur la plateforme de votre choix.




