L’histoire de « Citizen »

Montre homme the citizen Jounetsu Super Titanium AQ4020-54W

Aux côtés de Seiko et de Casio, Citizen fait partie des fleurons de l’industrie horlogère japonaise. Du haut de ses 104 ans, la marque s’est construit une solide réputation en concevant des modèles d’une grande fiabilité et d’une grande précision. Nombre d’entre vous connaissent Citizen pour ses montres de plongée emblématiques et ses modèles abordables, mais la marque produit également des garde-temps haut-de-gamme sous l’appellation The Citizen. Évidemment, de la conception à l’assemblage, tout est fait sur place au Japon dans les usines Citizen. Au delà des mouvements maison embarqués dans ses montres, la marque les exporte dans le monde entier sous le nom Miyota.

Découvrons ensemble son histoire complète.

Montre homme the citizen Jounetsu Super Titanium AQ4020-54W

Il était une fois « shokosha »

Au début du 20ème siècle, Kamekichi Yamazaki, joaillier japonais passionné d’horlogerie, visite plusieurs usines de fabrication de montres de poche, en Suisse et aux États-Unis. À son retour, il rêve de produire sur le sol japonais ces mêmes modèles plutôt que de les importer depuis l’Europe. C’est ainsi qu’est fondée le Shokosha Watch Research Institute en 1918.

yamazaki Kamekichi
Yamazaki Kamekichi

Il faudra attendre six ans pour que la première montre de poche estampillée Citizen voit le jour. Pour la petite anecdote, c’est à Goto Shinpei, ami de Yamazaki et maire de Tokyo, que l’on doit le nom Citizen. Il aurait volontairement choisi ce mot anglais dans l’espoir que les montres, objets luxueux par excellence, deviennent accessibles à tous les citoyens. Paradoxalement, l’empereur Taisho fut l’un des premiers à posséder une montre Citizen.

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premiere montre citizen
La première montre de poche sortie en 1924

La naissance de « citizen »

Dans les années 30, Yamazaki accepte de vendre sa société à deux représentants de la Schmitt Company, un importateur de montres suisses influent installé à Yokohama. Ces deux hommes ne sont autres que Yosaburo Nakajima et Ryoichi Suzuki, futurs président et directeur d’usine. Tous les trois, ils enregistrent un nouveau nom pour la société. Sans grand suspens, la marque est renommée en hommage au tout premier modèle. C’est comme ça que naît la Citizen Watch Company.

En 1931, Citizen dévoile sa toute première montre pour homme, le modèle F. Il s’agît d’une montre à remontage manuel doté d’une petite seconde à 6h. Face à la très forte demande, Citizen se voit obligé de construire deux nouvelles usines d’assemblage à Yodabashi et Tanashi. En 1935, c’est au tour des femmes d’avoir droit à leur modèle de montre-bracelet. Pendant la seconde guerre mondiale, la production ralentit considérablement, même si des montres militaires et des chronomètres sont fabriqués. Puisqu’alliée à l’Allemagne, le nom de la société est transformée en Dai-Nippon Tokei Company, pour éviter toute consonance anglaise.

citizen field watch
Une field watch Citizen

Après guerre, l’activité repart de plus belle et Citizen est désormais dirigée par Eiichi Yamada. En 1949, il lance la Citizen Trading Company, une société destinée à gérer la distribution internationale. Une nouvelle ère s’ouvre. De nouveaux modèles sont ajoutés au catalogue. Boitier tonneau pour les femmes, secondes centrales et calendrier pour les hommes.

citizen calendar watch

Ambitieux, Yamada souhaite développer la meilleure montre au monde. Après plusieurs années de développement, la montre Parashock est dévoilée. Comme son nom l’indique, la montre est équipée de son propre système antichocs au niveau du mouvement. La plupart des modèles en seront équipé par la suite. Comme Rolex avait pu le faire, Citizen va tester la solidité de cette montre en la faisant jeter depuis un hélicoptère lors d’évènements publics et sportifs.

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citizen parashock

Par la suite, Citizen sortira son modèle Super Deluxe, reconnu comme excellent par un institut de certification suisse, ainsi qu’une montre dotée d’une fonction alarme semblable à la Tudor Advisor. Pour autant, c’est la sortie de la Parawater en 1959 qui va marquer les esprits. Il s’agit de la première montre étanche de Citizen, véritable prototype pour les montres de plongée à venir. Plusieurs centaines d’exemplaires seront attachés aux bouées d’un bateau de croisière Transpacifique et immergés pendant un an. Bien sûr, elles fonctionneront parfaitement après cette expérience. C’est le début de la grande aventure de Citizen dans le domaine des montres de plongée.

citizen parawater

L’époque pré quartz

Durant les années 60, l’heure est au développement international et à la multiplication des savoir-faire. Citizen fabrique désormais des composants, des fournitures de bureau, des instruments de mesure et des machines de précision. Côté horlogerie, la finesse des mouvements permet de concevoir des montres toujours plus sveltes. C’est le cas de la Diamond Flake qui sort en 1962.

citizen diamond flake
Crédit : Vintage Citizen Watches

Quatre ans plus tard, la révolution électronique est en marche. Citizen dévoile son tout premier modèle 100 % électronique en 1968, le modèle X8, ancêtre du Cosmotron. Cette montre était capable de tourner pendant un an sans changer la pile. Ce modèle est rapidement devenu un bestseller dans les années 70, dépassant les ventes de montres mécaniques.

citizen electric watch x8
Crédit : UTDESIGN

Le règne du quartz

Avant d’en arriver au quartz, Citizen améliore ses mouvements électroniques en intégrant dans certains modèles un diapason, dont la fréquence est contrôlé par un circuit électronique. C’est la pile qui est chargée d’envoyer son énergie au diapason, le faisant osciller 360 fois par secondes. Cela permet d’accroître grandement la précision des montres Citizen. Le modèle Hi-Sonic de 1971 sera équipé du dispositif Tuning-fork, qu’on retrouvera logiquement sur les Accutron de chez Bulova. Deux ans plus tard, le premier chronographe « Bullhead » voit le jour, celui que vous avez pu apercevoir au poignet de Brad Pitt dans Il était une fois à Hollywood. La même année sort la toute première montre à quartz.

citizen quartz

Un an plus tard, c’est au tour de la technologie LCD d’être mise au service de l’horlogerie. Suivront immédiatement une version féminine, une version dotée d’une alarme ainsi qu’une version ultra fiable, affichant une précision d’environ + – 3 secondes par an.

citizen first lcd watch

Pour Citizen, la décennie s’achève en fanfare avec la sortie du modèle Crystron Solar Cell, montre dotée de petits panneaux solaire alimentant un mouvement analogique, annonçant la technologie Eco-Drive.

crystron solar cell

Deux ans plus tard sortira l’iconique montre Digi Ana, mélangeant affichage LCD et analogique.

citizen digi ana

Pendant les années 80, Citizen continue de perfectionner ses modules hybrides analogiques et LCD en créant de nouvelles fonctionnalités comme le thermomètre ou le dictaphone intégré. Pour autant, c’est la sortie du modèle Professional Diver, avec son étanchéité de 1300 mètres, qui va faire date. Le modèle Aqualand Depth, avec son capteur de profondeur, suivra trois ans plus tard. En 1989, c’est l’alpinisme qui est mis à l’honneur avec la sortie de la Promaster Altichron, dotée d’un capteur de pression atmosphérique.

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Au milieu de ces montres techniques sortent des modèles plus originaux et poétiques. C’est les cas des modèles Avalon et Cosmosign, dotés d’un calendrier perpétuel pour l’un et d’une carte des constellations pour l’autre. Aujourd’hui, c’est la filiale de Citizen Campanola qui produit ce genre de montres « stellaires ».

Durant les années 90, Citizen intègre son mouvement Eco-Drive dans plusieurs nouvelles montres et l’améliore de façon notable. La précision et la finesse sont accrues et certains mouvements fonctionnent même grâce aux différences de température. En 1993, la marque japonaise développe son premier modèle analogique radio-piloté, aux allures steampunk.

citizen first atomic watch

Deux ans plus tard, c’est la gamme de luxe The Citizen qui voit le jour à l’occasion du 65ème anniversaire de la naissance de la marque. La première montre a être présentée affiche une dérive de marche de + – 5 secondes par an seulement. Dans le même temps, la gamme Promaster ne cesse de s’étoffer.

premier modele the citizen

Citizen aujourd’hui

Entre les années 2000 et aujourd’hui, le groupe Citizen se restructure pour renforcer sa force de frappe. Cela passe aussi par des rachats de marques horlogères historiques importantes comme Alpina, Bulova ou plus récentes telles que Frédérique Constant. Pendant ces années là, les innovations continuent de se succéder les unes après les autres. Après l’apparition de la technologie de durcissement de surface Duratect, Citizen développe une série de montres solaires radio-pilotées ainsi qu’à réception satellitaire. Petit à petit, les temps de réception du signal se réduisent, permettant d’avoir des montres précises communiquant avec un satellite en 3 secondes.

citizen eco drive satellite 100
CITIZEN Eco-Drive Satellite Wave F100

Le Bluetooth et le GPS feront leur apparition immédiatement après. Malgré tout, c’est la date de 2016 qui va marquer un tournant pour Citizen, avec la sortie de l’Eco-Drive One, la montre la plus fine du monde avec ses 2.98mm d’épaisseur et son mouvement d’1mm. Sa sortie coïncide avec les 40 ans du premier mouvement Eco-Drive.

citizen eco drive one

Comme si cela n’était pas assez fou, Citizen annoncera au Baselworld de 2018 le calibre 0100, le mouvement solaire le plus précis jamais conçu, intégré dans un boîtier de montre de poche développé en hommage au modèle de 1924. Elle affiche un décalage de + – 1 seconde par an. Un record !

citizen 0100 calibre

Où acheter une montre citizen ?

La plupart des montres Citizen sont disponibles en ligne sur le site d’Ocarat, allez jeter un œil !

D’autres articles sur la marque Citizen

Ci-dessous deux vidéos à voir sur Citizen.

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