Un vendeur vous parle de « calibre maison », de « réserve de marche » et de « lunette unidirectionnelle », et vous hochez la tête avec l’assurance d’un touriste qui commande en japonais ? Pas de panique : tout le monde est passé par là, moi le premier. J’ai des souvenirs de moments très gênants à lire des messages sur un forum bien connu… sans rien comprendre !
Ce petit lexique horloger rassemble les mots que vous croiserez sur une fiche produit, dans une boutique ou sur un forum de passionnés. Certains sont surprenants, d’autres entretiennent volontiers la confusion (chronomètre et chronographe, au hasard). Je les ai rangés par thèmes, puis par ordre alphabétique dans chaque thème. Avant de vous lancer dans un achat, jetez aussi un œil à notre guide pour bien choisir une montre, puis à nos conseils pour associer votre montre à un costume. Et pour voir où se cache chaque pièce, notre anatomie d’une montre fait le tour du boîtier en images.
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Au sommaire

1. Les types de montres
- Analogique : Montre qui donne l’heure avec des aiguilles sur un cadran, par opposition à l’affichage numérique. C’est l’immense majorité des montres dont on parle sur Verygoodlord, et probablement celle que vous avez au poignet.
- Automatique : Montre mécanique qui se remonte toute seule grâce aux mouvements du poignet : une masse oscillante, le rotor, tourne à chaque geste et arme le ressort de barillet. Rolex a popularisé le rotor à 360° avec son « Perpetual » de 1931. Pour comprendre le principe en détail, lisez comment fonctionne un mouvement automatique, puis notre guide de la montre mécanique automatique. Ma règle, qui n’a pas bougé depuis dix ans : en dessous d’un certain budget, mieux vaut un bon quartz qu’un automatique bas de gamme.
- Chronographe : Montre qui mesure des temps à la demande, en plus de donner l’heure. Un poussoir (généralement à 2 heures) lance et arrête la trotteuse du chronographe, un second (à 4 heures) la remet à zéro, et les compteurs, ces petits sous-cadrans, totalisent les minutes et parfois les heures écoulées. Attention à ne pas le confondre avec le chronomètre : on y a consacré un article entier, Chronomètre VS Chronographe. Le plus célèbre d’entre eux est allé sur la Lune : c’est l’Omega Speedmaster, que l’on trouve chez Lepage.
- Divers (plongée) : Mot anglais qui signifie « plongeur ». Il désigne par extension une montre de plongée : étanchéité renforcée, lunette tournante, généralement unidirectionnelle, pour suivre le temps d’immersion, index et aiguilles très lumineux. Une vraie montre de plongée, au sens de la norme ISO 6425, doit être étanche à 100 mètres au minimum. Pour faire votre choix : notre guide pour choisir une montre de plongée, notre sélection de 20 montres de plongée, et le rayon montres de plongée d’Ocarat.
- Dress watch (montre habillée) : Montre discrète et fine, faite pour se glisser sous une manchette de chemise : cadran sobre, peu ou pas de complications, bracelet cuir. Ma règle est simple : optez pour un boîtier de moins de 10 mm d’épaisseur. Tout le reste est expliqué dans nos conseils pour associer montre et costume.
- Field watch (montre de terrain) : Montre de soldat, héritée des deux guerres mondiales : cadran noir très lisible, chiffres arabes, souvent une échelle 24 heures, boîtier sans chichis. La Hamilton Khaki Field en est l’exemple le plus connu (lisez notre essai de la Khaki Field Mechanical, et voyez les Hamilton chez Lepage).


- Flieger (montre d’aviateur) : Montre de pilote allemande, dite aussi « B-Uhr » : grand cadran noir, triangle à midi, énorme couronne pour la manipuler avec des gants. Laco, qui faisait partie des fabricants d’origine dans les années 1940, en produit toujours (chez Horel).
- GMT : GMT signifie « Greenwich Mean Time » (temps moyen de Greenwich), le fuseau horaire de référence basé sur le méridien de Greenwich, à Londres. En horlogerie, une montre GMT indique deux fuseaux horaires en même temps : l’heure locale et celle d’un autre lieu, grâce à une quatrième aiguille qui fait le tour du cadran en 24 heures. Certaines en affichent même trois, avec l’aide d’une lunette tournante graduée sur 24 heures. La plus connue est la Rolex GMT-Master, née au milieu des années 1950 pour les pilotes de la Pan Am, et devenue GMT-Master II (chez Lepage ou chez Frojo). Tudor en propose une lecture plus accessible avec sa Black Bay GMT (chez Lepage).
- Montre connectée : Montre électronique reliée à votre téléphone : notifications, suivi sportif, GPS, paiement. Rien à voir avec l’horlogerie mécanique, mais elle a sa place au poignet de beaucoup de sportifs. Notre sélection des 10 meilleures montres connectées fait le tri, et Garmin est chez Lepage.
- Numérique : Montre qui affiche l’heure en chiffres sur un écran LCD ou LED. Lecture immédiate, charme nul ou immense selon que vous portez une calculatrice Casio avec ironie ou non.
- Squelette : Montre dont le cadran, et parfois les ponts et la platine, sont ajourés pour laisser voir le mouvement. Un exercice de haute voltige quand il est bien fait, une vitrine un peu vulgaire quand il est raté. Notre sélection des plus belles montres squelette de haute horlogerie donne le ton ; pour acheter, voyez la sélection squelette chez Lepage ou chez Horel.
- Tool watch : Montre-outil, pensée d’abord pour un usage (plonger, piloter, explorer) avant d’être un bijou. Robuste, lisible, étanche. Voyez notre top 10 des montres baroudeuses.
- Tourbillon : Mécanisme breveté par Abraham-Louis Breguet en 1801 : l’échappement et le balancier-spiral sont logés dans une cage qui tourne sur elle-même, en général en une minute. Le but est de moyenner les effets de la gravité quand la montre reste en position verticale, dans une poche de gilet par exemple. Au poignet, le gain de précision est discutable ; le spectacle, lui, ne l’est pas. Exemple accessible : la Frederique Constant Classic Tourbillon Manufacture.
2. Les composants d’une montre
- Aiguilles : Elles indiquent les heures, les minutes et souvent les secondes. Leurs formes ont des noms : glaive, feuille, bâton, dauphine, Mercedes (celle des Rolex de sport), squelette… Elles sont souvent recouvertes de matière luminescente pour rester lisibles dans l’obscurité.
- Balancier : Roue qui oscille à une fréquence constante, dans un mouvement de va-et-vient, et règle ainsi la marche des aiguilles. Il travaille en couple avec le spiral : on parle du balancier-spiral.
- Barrette : Petit axe métallique à ressort, appelé aussi « pompe », qui fixe le bracelet entre les cornes du boîtier. C’est la pièce qu’on sort avec un chasse-pompe quand on change de bracelet. À ne pas confondre avec la tige de remontoir, qui relie la couronne au mouvement.
- Boîtier : Structure externe qui protège le mouvement. Il existe en différentes formes (ronde, carrée, tonneau, coussin) et matériaux. Son diamètre et son épaisseur conditionnent tout, surtout si vous avez le poignet fin : lisez notre guide pour choisir une montre quand on a un petit poignet.
- Cadran : Surface visible sous le verre, sur laquelle sont marquées les heures, les minutes et souvent les secondes. C’est le visage de la montre, et souvent la raison pour laquelle on tombe amoureux d’un modèle plutôt que d’un autre.
- Cadran sandwich : Cadran fait de deux disques superposés : celui du dessus est découpé à l’emplacement des index, celui du dessous est recouvert de matière luminescente. Résultat : des index en relief et très lumineux. C’est la signature de Panerai (notre article sur la maison, et les Panerai chez Frojo).
- Cornes : Les petites pattes du boîtier entre lesquelles on fixe le bracelet. Elles comptent autant que le diamètre pour savoir si une montre va « déborder » de votre poignet (voir lug-to-lug).
- Couronne : Bouton qui permet de remonter la montre et de régler l’heure et la date. Elle est généralement placée sur la tranche du boîtier, à 3 heures, et doit être tirée, ou dévissée, pour le réglage. On la trouve aussi à 4 heures ou à 8 heures sur certaines montres, et même à 9 heures sur les montres pour gauchers.
- Couronne vissée : Couronne qui se visse sur un tube fileté pour rendre le boîtier plus étanche. Indispensable sur une montre de plongée. Avant de mettre la tête sous l’eau, vérifiez qu’elle est bien revissée : c’est l’erreur la plus répandue, et la plus coûteuse.

- Cyclope : La petite loupe collée sur le verre, au-dessus de la date, qui grossit le chiffre environ deux fois et demie. Rolex l’a posée sur sa Datejust au début des années 1950, et on l’adore ou on la déteste. Pas d’entre-deux.
- Entre-cornes : Distance entre les cornes, en millimètres. Elle donne la largeur du bracelet à acheter : 18, 20 ou 22 mm dans la plupart des cas. Vérifiez-la toujours avant de commander un bracelet, NATO ou autre.
- Fond de boîte : Partie arrière du boîtier. Il peut être vissé, à pression, ou transparent (un « fond saphir ») pour laisser voir le mouvement. Un fond vissé contribue à l’étanchéité de la montre.
- Guichet : Petite fenêtre découpée dans le cadran, qui laisse apparaître la date, le jour ou une autre indication.
- Index : Repères placés sur le cadran pour indiquer les heures. Ils peuvent prendre la forme de chiffres, de traits, de points ou de bâtons appliqués.
- Lunette : Anneau situé autour du cadran, parfois tournant. Graduée, elle sert à mesurer un temps écoulé (plongée), à lire un deuxième fuseau horaire (GMT) ou à calculer une vitesse (tachymètre).
- Mouvement : Le « moteur » de la montre, logé à l’intérieur du boîtier : c’est lui qui fait tourner les aiguilles. On l’appelle aussi calibre. Il peut être mécanique (à remontage manuel ou automatique) ou à quartz, et un mouvement mécanique compte de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de pièces. Pour tout comprendre, direction comment fonctionne un mouvement automatique et notre anatomie d’une montre.
- Platine : Pièce de base du mouvement, sur laquelle tous les autres composants sont montés. Rien à voir avec le métal précieux du même nom (voir la section matériaux).
- Ponts : Pièces fixées sur la platine qui maintiennent les rouages et donnent au mouvement sa rigidité. Ce sont eux que l’on décore de Côtes de Genève sur les beaux mouvements.

- Poussoirs : Boutons situés sur le côté du boîtier, qui commandent une fonction comme le chronographe. Ils sont souvent placés de part et d’autre de la couronne.
- Réhaut : Anneau incliné entre le cadran et le verre, qui peut porter des graduations supplémentaires (minutes, échelle tachymétrique, repères de fuseaux).
- Ressort de barillet : Fine lame de métal enroulée dans une petite boîte cylindrique, le barillet. Elle emmagasine l’énergie quand on remonte la montre, puis la restitue de manière régulée à travers les rouages. C’est la « batterie » d’une montre mécanique.
- Rotor : Masse oscillante d’un mouvement mécanique automatique, qui tourne au gré des mouvements du porteur et remonte le ressort de barillet. Oris a fait du sien, peint en rouge, une signature.
- Spiral : Ressort très fin, enroulé sur lui-même, qui fait osciller le balancier à un rythme constant. C’est de lui que dépend la précision de la montre. Longtemps en alliage métallique, il existe aujourd’hui en silicium ou en Nivachron, un alliage à base de titane peu sensible au magnétisme. En Suisse, l’immense majorité des spiraux a longtemps été fabriquée par un seul fournisseur, Nivarox-FAR (voir aussi assortiment).
- Super-LumiNova : Pigment luminescent qui rend les index et les aiguilles lisibles dans l’obscurité. Il se charge à la lumière et la restitue pendant plusieurs heures, sans aucune radioactivité. Il a été mis au point au Japon par la société Nemoto sous le nom de LumiNova, puis produit en Suisse sous licence par RC Tritec sous le nom de Super-LumiNova. Il a remplacé la peinture au tritium, abandonnée par les horlogers vers la fin des années 1990.
- Tige de remontoir : Axe métallique qui relie la couronne au mouvement. C’est elle qui transmet vos gestes quand vous remontez la montre ou réglez l’heure et la date.
- Trotteuse : L’aiguille des secondes. Sur une montre à quartz, elle avance par sauts d’une seconde ; sur une mécanique, elle glisse, parce qu’elle avance par tout petits pas, huit par seconde sur la plupart des mouvements actuels.
- Verre : Il protège le cadran. Il peut être en saphir (très résistant aux rayures), en verre minéral (bonne résistance pour un coût moindre) ou en acrylique, léger, bon marché, et qui se polit quand il est rayé.
3. Le mouvement de la montre
- Alternances : Unité qui mesure la fréquence d’un balancier, notée A/h (alternances par heure). Une alternance, c’est un aller ; une oscillation, un aller-retour. La plupart des mouvements modernes battent à 28 800 A/h, soit 4 Hz ; les anciens tournaient souvent à 18 000 ou 21 600 A/h ; le Zenith El Primero de 1969 grimpe à 36 000 A/h, soit 5 Hz, ce qui lui permet de mesurer le dixième de seconde (l’histoire de Zenith, et les Zenith chez Lepage).
- Assortiment : Ensemble des pièces qui forment l’échappement et l’organe réglant d’une montre mécanique : la roue d’échappement, l’ancre, le balancier et le spiral, avec les petites pièces qui les accompagnent, comme le plateau et la virole. C’est le métronome du mouvement, et la partie la plus délicate à fabriquer. Pendant des décennies, un seul acteur suisse en a produit l’immense majorité : Nivarox-FAR, filiale du Swatch Group, dont je raconte l’histoire dans Nivarox-FAR, le cœur caché de l’horlogerie suisse. La prochaine fois qu’une marque vous parle de mouvement « maison », demandez-lui d’où vient l’assortiment : la réponse est souvent instructive.
- Calibre : Le calibre désigne le mouvement d’une montre. À l’origine, le mot désignait la disposition et les dimensions des composants du mouvement ; par abus de langage, il désigne aujourd’hui le mouvement lui-même. On parle de « calibre de manufacture » quand une marque utilise un mouvement qu’elle conçoit et fabrique elle-même, ce qui reste rare : la plupart des marques achètent leurs mouvements à des fabricants spécialisés, les motoristes, comme Sellita, ETA, Miyota ou Seiko.
- Complication : Pour une montre, les complications sont toutes les fonctions qui vont au-delà de l’affichage des heures, des minutes et des secondes : date, réserve de marche, phases de lune, chronographe… On appelle aussi complications les affichages non traditionnels de l’heure, comme l’affichage rétrograde ou l’heure sautante.
- Ébauche : Mouvement en pièces détachées, ou assemblé mais pas encore fini ni décoré. Historiquement, de nombreuses marques achetaient des ébauches à ETA et les terminaient à leur façon.
- Échappement : Mécanisme qui libère l’énergie du ressort de barillet par petites impulsions régulières, au rythme du balancier. C’est lui qui fait le « tic-tac ».

- Fréquence : Nombre d’oscillations du balancier par seconde, exprimé en hertz (Hz), ou en alternances par heure (voir alternances). Plus elle est élevée, plus la montre est stable, mais plus elle consomme d’énergie.
- Manufacture : Au sens strict, maison qui conçoit et fabrique elle-même ses mouvements, voire ses boîtiers et ses cadrans. Le mot n’a aucune définition légale, et certaines marques l’emploient pour une usine qui se contente d’assembler. Pour voir ce qu’il recouvre vraiment, suivez-moi chez Jaeger-LeCoultre, qui fabrique tout sous son toit à la vallée de Joux (chez Lepage), ou chez Nomos à Glashütte (chez Lepage).
- Mécanique : Montre qui fonctionne sans pile, grâce à l’énergie d’un ressort remonté à la main ou par un rotor (automatique). Appréciée pour son caractère, son savoir-faire et ce petit cœur qui bat au poignet.
- Microrotor : Rotor de petit diamètre, logé dans l’épaisseur du mouvement plutôt que par-dessus. Il permet des montres automatiques très fines, et laisse mieux voir le mouvement à travers le fond.
- Motoriste : Fabricant de mouvements qui fournit les marques, sans jamais signer les cadrans. Nous leur consacrons une série : Sellita, Kenissi, Miyota, Schwarz Etienne et Chronode.
- Organe réglant : Le couple balancier-spiral, qui donne le rythme à la montre, comme le pendule d’une horloge. Avec l’échappement, il forme l’assortiment.
- Quartz : Mouvement qui fonctionne avec une pile : un petit cristal de quartz vibre à 32 768 Hz sous l’effet d’un courant électrique, et un circuit transforme ces vibrations en une impulsion par seconde. Précis, économique, sans entretien ou presque. La première montre-bracelet à quartz commercialisée est la Seiko Astron, en décembre 1969 (l’histoire de Seiko).

- Remontage manuel : Montre mécanique sans rotor, qu’il faut remonter en tournant la couronne, idéalement chaque matin et toujours à la même heure. Un petit rituel que certains adorent, et qui permet des mouvements plus fins.
- Roue à colonnes : Pièce en forme de petite couronne crénelée qui commande le démarrage, l’arrêt et la remise à zéro d’un chronographe. Plus noble et plus douce que le système à came, moins cher à produire. Les amateurs la cherchent à travers le fond saphir.
- Rubis : Pierres synthétiques percées qui servent de paliers aux axes des rouages pour réduire les frottements et l’usure. Un mouvement mécanique simple en compte une vingtaine. Méfiez-vous des cadrans qui en affichent 50 comme un argument : au-delà du nécessaire, le chiffre ne dit rien de la qualité.
- Spring Drive : Mouvement propre à Seiko et Grand Seiko : un ressort fournit l’énergie, comme dans une montre mécanique, mais la marche est régulée par un circuit à quartz. Résultat : une trotteuse qui glisse sans à-coups et une précision de montre à quartz (l’histoire de Grand Seiko, et Grand Seiko chez Lepage).
- Stop-seconde : Dispositif qui arrête la trotteuse quand on tire la couronne, pour régler la montre à la seconde près. Les anglophones parlent de « hacking ».
- Valjoux 7750 : Chronographe automatique conçu en 1973 par la maison Valjoux, aujourd’hui dans le giron d’ETA. Épais, robuste, facile à entretenir : c’est l’un des chronographes les plus répandus au monde, et Sellita en produit un équivalent, le SW500.
4. Fonctions et caractéristiques d’une montre
- Affichage 24 heures : Fonction qui permet de lire l’heure sur 24 heures plutôt que sur le cycle traditionnel de 12 heures. On la trouve souvent sur les montres GMT, pour distinguer le jour de la nuit dans l’autre fuseau.
- Alarme : Fonction qui fait sonner la montre à une heure déterminée. Sur une montre mécanique, c’est une complication rare et charmante, qui fait un bruit de petit réveil.
- Alarme vibrante : Alarme qui vous prévient par vibration plutôt que par un son. Discrète, pratique en réunion ou dans les endroits où le bruit n’est pas bienvenu.
- Altimètre : Mesure l’altitude à partir de la pression atmosphérique. Utile aux randonneurs, alpinistes et pilotes. Oris a réussi l’exploit d’en loger un mécanique dans une montre automatique, la ProPilot Altimeter (chez Lepage).
- ATM : Unité de pression servant à indiquer l’étanchéité des montres : 10 ATM équivalent à une étanchéité de 100 mètres. Attention, cette indication prête à confusion, car elle correspond à une pression mesurée en laboratoire, pas à une profondeur de plongée. Une montre étanche à 3 ATM (30 mètres) ne supportera que les éclaboussures. À 5 ATM (50 mètres), elle accepte une immersion limitée, dans un bain ou une piscine, sans plonger. À 10 ATM (100 mètres), vous pouvez nager. À 20 ATM (200 mètres), vous pouvez faire de la plongée. Tout est détaillé dans notre article sur l’étanchéité des montres.
- Calendrier annuel : Complication qui connaît la longueur des mois de 30 et 31 jours, et ne demande qu’une correction par an, le 1er mars. Patek Philippe l’a lancée en 1996. Un bon compromis entre la date simple et le calendrier perpétuel.
- Calendrier perpétuel : Complication qui ajuste automatiquement la date aux mois de différentes longueurs et aux années bissextiles, sans aucune correction manuelle. Enfin presque : il faudra l’aider en 2100, année qui ne sera pas bissextile. Frederique Constant en propose un en version manufacture, bien plus accessible que la moyenne (notre article, et chez Lepage).
- Chronographe (fonction) : Montre permettant de mesurer des temps à la demande, généralement grâce à deux boutons poussoirs, l’un pour déclencher et arrêter le chronographe, l’autre pour le remettre à zéro. Voir aussi l’entrée chronographe dans les types de montres.

- Chronomètre : Étymologiquement, un chronomètre est un instrument qui mesure le temps. En horlogerie, c’est une montre d’une grande précision, dont le mouvement a été testé et certifié par un organisme indépendant. Le plus connu est le Contrôle officiel suisse des chronomètres (COSC), qui délivre sa certification selon la norme ISO 3159 : en moyenne, la montre doit rester entre -4 et +6 secondes par jour. Il en existe d’autres, comme l’institut fédéral METAS en Suisse ou l’Observatoire de Besançon en France. Attention à ne pas confondre chronomètre et chronographe (on vous explique tout ici).
- Complication astronomique : Famille de complications qui affichent des phénomènes célestes : carte du ciel, signes du zodiaque, heure sidérale, lever et coucher du soleil…
- Double chronographe (rattrapante) : Aussi appelée « rattrapante », cette fonction permet de mesurer deux temps qui démarrent en même temps, grâce à deux aiguilles de chronographe superposées. On arrête l’une pour lire un temps intermédiaire, pendant que l’autre continue de tourner, puis on la fait « rattraper » sa jumelle d’une pression. Une complication redoutable à fabriquer.
- Équation du temps : Complication rare qui montre l’écart entre l’heure solaire réelle, qui dépend de la position du soleil, et l’heure civile. Cet écart varie au fil de l’année et atteint un bon quart d’heure, dans un sens ou dans l’autre.
- Étanchéité : Capacité d’une montre à résister à la pénétration de l’eau et à la pression, exprimée en mètres, en bars ou en ATM. Elle est encadrée par la norme ISO 22810 pour les montres courantes et ISO 6425 pour les montres de plongée. Elle n’est jamais acquise pour toujours : les joints vieillissent, faites-la contrôler régulièrement. Voir aussi notre article sur l’étanchéité des montres.
- Fonction flyback : Fonction de chronographe avancée qui permet de remettre à zéro et de relancer le chronographe d’une seule pression, sans devoir l’arrêter, le remettre à zéro puis le redémarrer. Pensée pour les pilotes, qui enchaînaient les chronométrages de segments de vol.
- Grande date : Affichage de la date en grand format, sur deux guichets côte à côte (un pour les dizaines, un pour les unités). Plus lisible, et nettement plus élégant qu’une petite fenêtre à 3 heures.

- Heure sautante : Affichage de l’heure en chiffres dans un guichet, qui « saute » d’un coup d’une heure à la suivante, les minutes étant indiquées par une aiguille ou un disque.
- Heure universelle : Fonction qui affiche l’heure de tous les fuseaux horaires de la planète à la fois, grâce à un disque portant le nom des villes de référence. Idéale pour ceux qui voyagent souvent ou travaillent avec l’étranger.
- Indicateur de marée : Fonction qui indique l’état et le cycle des marées. Utile aux marins, aux pêcheurs et aux surfeurs.
- Indicateur de réserve de marche (RDM) : Petite aiguille ou échelle qui indique combien de temps la montre fonctionnera encore avant de devoir être remontée. On la voit surtout sur les montres à remontage manuel. Sur une automatique, elle est moins utile puisque la montre se remonte au porté, sauf quand la réserve est très longue : le Calibre 400 d’Oris offre par exemple 5 jours de réserve de marche, et quelques heures au poignet ne suffisent pas à le remonter complètement (notre article sur la ProPilot X Calibre 400, et les Oris chez Lepage).
- Jour-date : Affichage du jour de la semaine en plus de la date. Rolex a même donné ce nom à l’un de ses modèles, la Day-Date, surnommée « President ».
- Monopoussoir : Chronographe dont un seul poussoir, souvent intégré à la couronne, commande successivement le départ, l’arrêt et la remise à zéro. Épuré, et très apprécié des amateurs de montres anciennes.
- Phase de lune : Affichage qui montre la phase actuelle de la lune, de la nouvelle lune à la pleine lune, grâce à un disque qui défile dans un guichet. Une complication poétique, et parfaitement inutile, ce qui la rend indispensable. Voyez par exemple la Vacheron Constantin Overseas phase de lune.

- Pulsomètre : Échelle graduée sur le cadran qui permettait aux médecins de calculer le pouls d’un patient avec le chronographe, en comptant un nombre fixe de battements.
- Quantième : Numéro du jour dans le mois. Par exemple, si la date est « lundi 2 septembre », le quantième est « 2 ». La plupart du temps, quand on dit qu’une montre affiche la date, elle n’affiche que le quantième.
- Répétition minutes : Complication sophistiquée qui sonne à la demande les heures, les quarts d’heure et les minutes, avec des sons différents pour chacun, grâce à de petits marteaux qui frappent des timbres. L’une des plus difficiles à réaliser, et l’une des plus chères.
- Réserve de marche : Durée pendant laquelle une montre continue de fonctionner une fois complètement remontée, sans être portée ni remontée à la main. Elle tourne autour de 38 à 42 heures sur les mouvements classiques, et atteint aujourd’hui 70 à 80 heures sur de nombreuses montres récentes : Hamilton annonce 80 heures pour son calibre H-10, par exemple.
- Rétrograde : Affichage dans lequel une aiguille parcourt un arc de cercle puis revient instantanément à son point de départ, au lieu de faire le tour du cadran. On le voit souvent pour la date ou le jour.
- Second fuseau horaire : Affiche un deuxième fuseau horaire en plus de l’heure locale, grâce à une aiguille supplémentaire, un guichet ou un petit cadran auxiliaire. Voir aussi GMT.
- Tachymètre : Échelle imprimée sur la lunette ou le pourtour du cadran, qui permet de calculer une vitesse à partir d’un temps de parcours : on chronomètre le temps mis pour parcourir un kilomètre, et on lit directement la vitesse moyenne en km/h.
- Télémètre : Échelle qui permet de calculer une distance grâce au décalage entre la lumière et le son, par exemple entre l’éclair et le tonnerre. Mis au point à l’origine pour l’artillerie.
5. Matériaux
- Acier inoxydable : Très utilisé pour sa robustesse et sa résistance à la corrosion. La nuance la plus courante en horlogerie est le 316L ; Rolex utilise un acier 904L, qu’elle appelle Oystersteel.
- Bronze : Alliage de cuivre qui se patine avec le temps et prend une teinte unique au poignet de chacun. Soit on adore, soit on le trouve « sale » : il n’y a pas de demi-mesure.
- Céramique : Choisie pour sa grande résistance aux rayures, sa légèreté et ses couleurs qui ne passent pas, souvent noire ou blanche. Son point faible : un choc violent peut la fendre, là où l’acier se contenterait d’une bosse.
- Hesalite : Nom qu’Omega donne au verre acrylique de certaines Speedmaster. Il se raye facilement mais se polit en deux minutes, et il ne vole pas en éclats, ce qui avait convaincu la NASA.
- Or : Utilisé pour sa valeur esthétique et son prestige. En horlogerie, on utilise surtout de l’or 18 carats, qui contient 75 % d’or pur (d’où le poinçon « 750 »), en différentes teintes : jaune, gris (blanc) ou rose, selon les métaux ajoutés.

- Platine (métal) : Métal précieux, très dense et très cher, souvent utilisé dans les éditions très limitées et les montres de haute horlogerie. On le reconnaît au poids, et parfois à un détail discret : Rolex, par exemple, réserve un cadran bleu glacier à ses modèles en platine. À ne pas confondre avec la platine du mouvement.
- Radium : Matière luminescente radioactive utilisée sur les cadrans jusqu’au début des années 1960, avant d’être abandonnée pour des raisons sanitaires évidentes. On la croise encore sur les montres anciennes.
- Saphir : Verre synthétique très dur (9 sur l’échelle de Mohs, juste derrière le diamant), qui ne se raye pratiquement pas. C’est le standard sur la plupart des montres de qualité.
- Titane : Apprécié pour sa légèreté, environ 40 % plus léger que l’acier, et sa résistance à la corrosion. Il est souvent utilisé dans les montres sportives haut de gamme. On distingue le titane grade 2 et le grade 5, plus dur et plus facile à polir. Pour voir ce que ça donne : la Baltic Aquascaphe Titane.
- Tritium : Matière luminescente faiblement radioactive qui a succédé au radium, jusqu’à la fin des années 1990. On la reconnaît à la mention « T SWISS T » au bas du cadran, et à la patine crème qu’elle prend avec l’âge, très recherchée par les amateurs de vintage. Le tritium existe encore sous forme de petits tubes de gaz, chez Ball ou Luminox par exemple.
6. Styles de bracelets
- Boucle ardillon : La boucle classique d’un bracelet cuir, avec sa petite pointe qui passe dans un trou. Simple, légère, et pour beaucoup la plus élégante.
- Bracelet à boucle déployante : Bracelet équipé d’un fermoir qui se déplie en deux ou trois parties pour s’ouvrir, et se referme d’un clic. Il évite de laisser tomber la montre en l’enfilant, et fatigue moins le cuir qu’une boucle ardillon.
- Bracelet Bund : Historiquement porté par les pilotes, ce bracelet se compose d’une large pièce de cuir placée sous le boîtier, sur laquelle vient se fixer un bracelet classique. On dit qu’il protégeait la peau du métal glacé en altitude. Aujourd’hui, c’est surtout un look.
- Bracelet en caoutchouc : Prisé pour sa durabilité et sa résistance à l’eau, il est idéal pour les montres sportives et de plongée. Souple, il existe dans toutes les couleurs.
- Bracelet en cuir, métal, silicone, etc. : Autant d’options pour tous les goûts et tous les usages, du plus habillé au plus sportif. Changer de bracelet est d’ailleurs le moyen le plus simple de changer complètement le caractère d’une montre.
- Bracelet en peau de lézard : Fabriqué à partir de peau de lézard, il apporte beaucoup d’élégance, et se choisit surtout pour les montres habillées. Plus fragile que le cuir de veau : évitez l’eau et la transpiration.
- Bracelet en perles de riz : Bracelet métallique dont les maillons ressemblent à des grains de riz. Souple et confortable, on le voit surtout sur les montres vintage des années 1950 à 1970.
- Bracelet intégré : Bracelet métallique dessiné pour prolonger le boîtier sans rupture, comme une seule pièce. L’Audemars Piguet Royal Oak de 1972 en a fait un genre à part entière. Tout est expliqué dans qu’est-ce qu’une montre à bracelet intégré ?.
- Bracelet Perlon : Tissé à partir d’un fil de nylon, le Perlon s’ajuste à n’importe quelle taille de poignet puisque l’ardillon traverse le tissage où l’on veut. Léger, aéré, parfait pour l’été et pour un style décontracté.


- Bracelet President : Bracelet métallique à trois rangs de maillons semi-circulaires, créé par Rolex en 1956 pour sa Day-Date, dont il a donné le surnom. Il n’existe qu’en or ou en platine.
- Chasse-pompe : Petit outil fourchu qui permet de sortir les barrettes (ou pompes) et de changer un bracelet sans rayer les cornes. À une dizaine d’euros, c’est l’outil qui rend les bracelets NATO addictifs (chez Ocarat).
- Gay Frères : Fondée en 1835 à Genève, cette maison est célèbre pour ses bracelets métalliques, fournis à Rolex, Patek Philippe ou Audemars Piguet. Rolex l’a rachetée en 1998. Une mention « Gay Frères » sur le fermoir fait saliver les collectionneurs de vintage.
- Jubilé : Bracelet métallique à cinq rangs de maillons, trois petits au centre et deux plus larges sur les côtés. Créé par Rolex en 1945 pour la Datejust, il est plus souple et plus habillé que l’Oyster.
- Milanais (maille milanaise) : Bracelet en maille métallique fine et serrée, souple, qui offre une texture lisse et un bel éclat. Il s’ajuste à toutes les tailles de poignet grâce à son fermoir coulissant, et a beaucoup de charme sur une montre des années 1960.
- NATO : Bracelet en tissu, en une seule bande qui passe sous le boîtier. Léger, solide, facile à changer et à laver, il est très populaire sur les montres de sport et militaires. Son nom vient d’un bracelet réglementaire du ministère de la Défense britannique, décrit en 1973 sous la référence G10. Nous lui avons consacré un article entier, et le choix est vaste chez Ocarat.
- Oyster : Bracelet métallique robuste à trois rangs de maillons plats, lancé par Rolex à la fin des années 1940. On le trouve sur la plupart des Rolex de sport, de la Submariner à l’Explorer, et pas seulement sur les montres de plongée.
- Quick release : Barrettes munies d’un petit levier, qui permettent de changer de bracelet en quelques secondes et sans outil. De plus en plus de marques en équipent leurs montres, et c’est une excellente nouvelle.
- Tropic : Bracelet en caoutchouc à motif gaufré, apparu dans les années 1960 pour les montres de plongée. Il revient en force, et Joseph Bonnie en a fait sa spécialité (notre article).

7. Finitions et décoration
- Anglage : Travail qui consiste à abattre et polir l’arête des ponts et des pièces du mouvement, pour former un petit chanfrein brillant. Fait à la main, c’est l’un des marqueurs de la haute horlogerie.
- Brossé (satiné) : Finition mate, faite de fines lignes parallèles, qu’on voit sur les boîtiers et les bracelets de nombreuses montres de sport. Elle se marie souvent avec des surfaces polies pour jouer sur les reflets.
- Côtes de Genève : Décor de bandes parallèles ondulées, réalisé sur les ponts et le rotor des beaux mouvements. Nous lui avons consacré un article entier.
- Guilloché : Décor gravé sur un cadran ou un boîtier à l’aide d’un tour à guillocher, qui dessine des motifs géométriques répétés (clous de Paris, grain d’orge, vagues…). Le vrai guilloché se fait à la main ; beaucoup de cadrans actuels sont simplement estampés.
- Perlage : Décor de petits cercles qui se chevauchent, réalisé sur la platine du mouvement. Joli, et discret puisqu’il est souvent caché sous les ponts.
- Poli miroir : Finition brillante qui reflète la lumière comme un miroir. Superbe en vitrine, elle marque au moindre contact avec une table ou un fermoir de sac.
- Soleillé : Finition de cadran faite de fines stries qui rayonnent depuis le centre, et qui fait changer la couleur du cadran avec la lumière. Très photogénique.

8. Terminologie technique
- Amagnétisme : Capacité d’une montre à résister aux champs magnétiques (enceintes, téléphones, fermoirs de sacs), qui dérèglent les spiraux métalliques. La norme ISO 764 impose de résister à 4 800 A/m. Les spiraux en silicium ou en Nivachron ont changé la donne.
- Antichoc : Dispositif à ressort qui protège les pivots fragiles du balancier en cas de choc. Le plus connu, l’Incabloc, est apparu dans les années 1930 et se reconnaît à son petit ressort en forme de lyre.
- Balancier-spiral : Le cœur battant de la montre, qui régule la marche du mouvement en oscillant à une fréquence constante.
- Échappement à ancre : Type d’échappement utilisé dans la quasi-totalité des montres mécaniques modernes, inventé par l’Anglais Thomas Mudge vers 1755. Une petite ancre bascule au rythme du balancier et libère la roue d’échappement dent par dent.

- Échappement co-axial : Échappement imaginé par l’horloger anglais George Daniels, qui réduit les frottements et espace les révisions. Omega l’a industrialisé à partir de 1999 (l’histoire d’Omega).
- Isochronisme : Qualité d’un balancier qui oscille toujours à la même vitesse, que le ressort soit bien remonté ou presque vide. C’est le Graal de tout horloger.
- Réglage en positions : Réglage de la marche d’un mouvement dans plusieurs positions (cadran en haut, en bas, couronne vers le haut…), parce qu’une montre ne marche pas tout à fait de la même façon selon sa position. Les mouvements certifiés chronomètres sont testés dans cinq positions.
- Spiral en silicium : Spiral fabriqué dans un matériau léger, amagnétique et peu sensible à la température. Ulysse Nardin a ouvert le bal en 2001 avec la Freak, suivie par Patek Philippe, Rolex et Omega. Lisez l’histoire de Nivarox-FAR pour comprendre pourquoi cette bataille des spiraux était si stratégique.
9. Entretien et rangement
- Démagnétisation : Opération rapide et peu coûteuse qui rend à une montre magnétisée sa précision. Si votre automatique se met soudain à avancer de plusieurs minutes par jour, c’est la première chose à demander à un horloger.
- Marmotte : Une pochette qui se roule, dans laquelle on range ses montres, pratique en voyage. Voyez celle d’Avel Men, dont nous avons parlé ici.
- Remontoir (watch winder) : Petit boîtier motorisé qui fait tourner une montre automatique quand on ne la porte pas, pour qu’elle reste à l’heure. Pratique si vous avez plusieurs automatiques à complications ; superflu pour une simple trois aiguilles.
- Révision : Démontage complet, nettoyage, lubrification et réglage du mouvement, avec le remplacement des joints d’étanchéité. Selon les marques, on la recommande tous les cinq à dix ans. Tous nos conseils dans comment bien entretenir sa montre et comment entretenir un mouvement automatique.
- Test d’étanchéité : Contrôle sous pression qui vérifie que la montre est toujours étanche. À faire faire chaque année si vous vous baignez avec, et après chaque changement de pile.
10. Le jargon des collectionneurs
- Édition limitée : Montres produites en quantité limitée, parfois pour marquer un anniversaire ou une collaboration, et souvent recherchées pour leur rareté. Méfiance quand même : une édition « limitée » à 5 000 exemplaires l’est surtout sur le papier.
- Full set (boîte et papiers) : Montre d’occasion vendue avec sa boîte, sa garantie et ses documents d’origine. Cela rassure sur son authenticité et fait monter le prix à la revente. Avant d’acheter, lisez nos 5 erreurs à éviter avec une montre d’occasion.
- Gilt : Cadran des années 1950 et 1960 dont les inscriptions sont dorées, sur fond noir laqué. Très recherché sur les Rolex et Tudor de plongée anciennes.
- Homage : Montre qui reprend très ouvertement le dessin d’un modèle célèbre, sans le logo. Légal tant qu’il n’y a pas de contrefaçon de marque, mais pas toujours très élégant : je préfère une marque qui ose son propre dessin.
- Lug-to-lug : Distance entre l’extrémité des cornes du haut et celle des cornes du bas. C’est elle, plus que le diamètre, qui vous dit si une montre dépassera de votre poignet. Au-delà de la largeur de votre poignet, passez votre chemin.
- Microbrand : Jeune marque indépendante, souvent née en ligne, qui vend en direct à des prix serrés. Baltic en est l’exemple français le plus réussi (chez Horel).
- Néo-vintage : Montres des années 1980 à 2000, trop récentes pour être vintage, trop anciennes pour être neuves. Une zone encore raisonnable en prix, pour combien de temps ?
- NOS : « New Old Stock » : montre ou pièce ancienne jamais vendue ni portée, restée dans le stock d’un revendeur. Le rêve de tout collectionneur.
- Patine : Changement de couleur, avec le temps, de la matière luminescente, du cadran ou du bronze. Sur une montre ancienne, une belle patine d’origine vaut de l’or ; une patine artificielle « fauxtina », beaucoup moins.
- Tropical (cadran) : Cadran noir qui a viré au brun ou au chocolat sous l’effet des UV et du temps. Un défaut à l’origine, devenu une qualité très cotée.
- Vintage : Montres anciennes, généralement de plus de 30 ans, recherchées pour leur histoire et leur dessin. Avant de vous lancer, lisez notre guide pour bien acheter une montre vintage et où l’acheter. Pour acheter en confiance, voyez le vintage certifié chez Lepage ou chez Frojo.
11. Les acronymes et labels
- AD : « Authorized Dealer », revendeur agréé : un revendeur officiellement autorisé à vendre une marque. Le terme est surtout employé pour Rolex (où acheter une Rolex ?).
- AP : Audemars Piguet (l’histoire complète).
- COSC : Contrôle officiel suisse des chronomètres, l’organisme qui certifie la précision des mouvements chronomètres en Suisse. On dit d’une montre certifiée qu’elle est « coscée ».
- DLC : « Diamond-Like Carbon » : revêtement de carbone très dur, proche du diamant dans sa structure, qui donne une finition noire et résistante aux rayures aux composants métalliques. Il est déposé par un procédé proche du PVD.
- ETA : Filiale du Swatch Group et l’un des plus grands producteurs de mouvements suisses, longtemps fournisseur de la quasi-totalité de l’industrie. Depuis les années 2000, ETA réserve l’essentiel de sa production aux marques du groupe, ce qui a fait le succès de Sellita.
- GS : Grand Seiko (l’histoire de la marque).
- ISO 6425 : Norme internationale qui définit ce qu’est une montre de plongée : étanchéité d’au moins 100 mètres, lunette unidirectionnelle, lisibilité dans le noir, résistance aux chocs et au magnétisme. Une montre qui s’appelle « Diver » ne la respecte pas forcément.
- JLC : Jaeger-LeCoultre (notre visite de la manufacture).
- Master Chronometer : Certification lancée par Omega en 2015 avec l’institut fédéral METAS. Plus exigeante que le COSC, elle teste la montre entière et non le mouvement seul : précision de 0 à +5 secondes par jour et résistance à 15 000 gauss (les Omega chez Lepage).
- METAS : Institut fédéral suisse de métrologie, qui certifie notamment les montres Master Chronometer.
- OP : Oyster Perpetual. Une gamme de chez Rolex, et la plus simple d’entre elles.
- PAM : Préfixe des références Panerai (PAM01312, par exemple), qu’on lit souvent comme « Panerai Model ». Les « paneristi » parlent en PAM comme d’autres parlent en plaques d’immatriculation.
- Poinçon de Genève : Label créé en 1886 par le canton de Genève, qui garantit l’origine genevoise et la qualité de finition d’une montre. Vacheron Constantin et Roger Dubuis en sont les grands habitués (l’histoire de Vacheron Constantin).
- PVD : « Physical Vapor Deposition » : méthode qui dépose une fine couche de matériau sur les composants de la montre pour les colorer et les durcir.
- QP : Quantième perpétuel (voir calendrier perpétuel).
- RM : Richard Mille (l’histoire de la marque).
- Swiss Made : Mention protégée par la loi suisse. Depuis 2017, elle impose notamment un mouvement suisse, un emboîtage et un contrôle final en Suisse, et qu’au moins 60 % des coûts de fabrication soient réalisés en Suisse. Les 40 % restants peuvent venir d’ailleurs, ce qui fait parfois sourire les amateurs.
- VC : Vacheron Constantin (l’histoire complète).
Et maintenant, où acheter sa montre ?
Vous parlez désormais couramment l’horloger. Reste à passer à la pratique, chez des revendeurs sérieux. Ce sont ceux avec qui je travaille, et ceux où j’achète moi-même. Pour les autres adresses, lisez notre guide pour acheter une montre sur internet et notre sélection des meilleures marques de montres pour homme.
Un dernier conseil : ne récitez pas ce lexique en boutique. Le vocabulaire sert à poser les bonnes questions, pas à impressionner le vendeur. Lui, il connaît déjà la réponse.
À lire dans la rubrique montre homme :
- Comment choisir une montre vintage ?
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- J’ai testé l’atelier d’horlogerie « Objectif Horlogerie »
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