Il y a des retours qui ne passent pas inaperçus. Celui de l’Ingenieur d’IWC en 2023 fut de ceux-là. Un retour parfaitement orchestré de la référence SL 1832 de Gérald Genta, pensée à l’origine comme une réponse horlogère au monde de l’industrie, dans tout ce qu’il a de brut, de précis, de fonctionnel. Mais au lieu de s’enfermer dans la nostalgie, la maison de Schaffhausen a su bâtir une véritable collection. Et en 2025, c’est un festival de variations subtiles, élégantes, puissantes – presque orchestrales – qui viennent enrichir cette partition.
On va retrouver ici une déclinaison de couleurs, de matières, de cadrans et de tailles. Tout laisse à croire que cette montre est en train de devenir un des piliers de la gamme IWC.
Le même esprit, sous d’autres formes
Ce qui frappe dans cette extension, ce n’est pas la rupture, mais l’harmonie. L’Ingenieur conserve son visage : cette lunette vissée à cinq points, ce bracelet intégré au galbe parfait, ce cadran à motif “Grid” qui rappelle la trame des circuits imprimés. un vrai look de montre « d’ingénieur ». Mais à travers cinq modèles majeurs, la montre joue avec les matières, les tailles et les fonctions.
La version Automatic 35 est peut-être la plus touchante. Avec son diamètre contenu et son extrême finesse, elle distille l’essence du modèle dans un format plus discret, presque joaillier. En or 5N 18 carats, elle devient bijou – mais un bijou d’ingénieur : élégant, technique, structuré . Ne me parlez pas de montre « de femme ». Si j’avais pu, je serai reparti avec !
Pour vous y retrouver dans la famille des 35 mm :
- Réf. IW324903 : Boîtier en or 5N 18 carats, cadran doré, appliques en or 5N et aiguilles dorées à l’or fin, bracelet intégré en or 5N 18 carats avec boucle déployante papillon.
- Réf. IW324901 : Boîtier en acier inoxydable, cadran argenté, aiguilles et appliques rhodiées, bracelet intégré en acier inoxydable avec boucle déployante papillon.
- Réf. IW324906 : Boîtier en acier inoxydable, cadran noir, aiguilles et appliques rhodiées, bracelet intégré en acier inoxydable avec boucle déployante papillon.
Juste 5 mm plus loin, la 40 mm en or massif – réf. IW328702 – déploie toute sa présence. C’est la même montre… mais dopée à l’or, au noir, à la lumière. Le cadran “Grid”, ici sombre et profond, capte les reflets avec une intensité dramatique. On pense à une sculpture moderniste, ou à un instrument de musique haut de gamme, taillé dans un bois précieux et poli jusqu’au vertige .
La matière comme terrain de jeu
IWC aime la matière. Et cette passion prend une nouvelle dimension avec l’Ingenieur Automatic 42 en céramique noire (référence IW338903). On retrouve ici l’usage d’une matière technique au service du style. Le boîtier, le bracelet, la couronne… tout est en céramique, travaillé avec un haut degré de finition.
Sablée, polie, satinée, la montre joue avec les textures comme un designer textile. Et l’effet est total : la même silhouette, mais en mode furtif, presque ninja – avec, toujours, un cœur de précision suisse .
L’étoffe des héros
Dans une autre direction, IWC flirte avec Hollywood. L’Ingenieur à cadran vert (référence IW328908), limitée à 1000 exemplaires, s’inspire de la montre portée par Brad Pitt dans le film “F1® The Movie”. Un clin d’œil très malin, mais aussi très réussi : cette version « green dial » avec appliques dorées apporte une chaleur inattendue à une montre très technique.
Le couronnement : le calendrier perpétuel
Et puis il y a celle qui surplombe toutes les autres : l’Ingenieur Perpetual Calendar 41 (référence IW344903). Elle est à la collection ce que le maestro est à l’orchestre. IWC y marie deux de ses grandes forces : le design « brutaliste » inspiré par Genta, et la complication mythique développée par Kurt Klaus. Le tout dans un boîtier acier de 41 mm, au cadran bleu aussi complexe que lisible. Jour, date, mois, phases de lune, années bissextiles – tout y est. Et tout fonctionne d’un seul geste, par la couronne. C’est l’outil parfait pour l’amateur de complications pratiques, précises, poétiques .
Un futur bien ancré dans l’ADN
À travers ces déclinaisons, IWC ne se contente pas d’étoffer une gamme : elle écrit le deuxième chapitre d’une saga. Celui d’une montre née dans les années 70, et qui trouve en 2025 sa pleine expression contemporaine. De la finesse précieuse de la 35 à la robustesse noire de la 42, en passant par la sophistication horlogère du calendrier perpétuel, l’Ingenieur est plus qu’une montre. C’est un langage. Et comme toute belle langue, elle s’exprime désormais dans plusieurs accents, tous cohérents et désirables.